Sans faille
Reviews littéraires

Sans faille

La dernière fois que j’étais chez Payot à Montparnasse, OUI, ENCORE OUI, j’avoue que j’ai craqué sur un bouquin parce que sa couverture était holographique en 3D et j’ai trouvé ça super cool… Me voilà donc dans mon TGV, heureuse comme une gamine à Noël, en train d’agiter mon livre de gauche à droite pour faire bouger l’image. Mais attends avant de me juger sévèrement comme ça là, c’est une édition limitée en fait, regarde un peu la gueule du truc :

 

 

Hé ? Alors ? Plutôt classe hein ? On a vraiment l’impression de se tenir sur un glacier, tu me comprends maintenant ? Avoue que c’est bien fichu et baisse-moi ce regard méprisant, si on est là aujourd’hui c’est justement grâce à ma compulsion d’achat mondialement renommée.

C’est donc de manière mentalement saine et tout à fait rationnelle que j’ai découvert Valentin Musso à travers son roman Sans faille que je te présente aujourd’hui. Je sais jamais quand je vais publier tel article, des fois il se passe des mois, donc j’utilise beaucoup de vagues marqueurs temporels comme “aujourd’hui” mais sache que si ça se trouve t’es en avril 2018 là moi j’ai même pas passé Noël 2017 encore, j’en ai aucune idée, c’est fou la vie non ?

(edit: On est même quasi en mai finalement !!! Quelle aventure.)

 

Recentrons-nous, dites non à la digression. Sans faille donc. J’aime le titre, j’aime la couverture, derrière ça ne dit rien d’autre que “Il comprend qu’il est seul. Et que son cauchemar vient de commencer”, ok je suis séduite et j’ai de hautes expectations. Je veux du roman d’action avec du suspense qui me garde en haleine et me force à faire une nuit blanche pour connaître la fin. Tes capacités sherlockiennes de déduction t’ont normalement déjà menées à la conclusion que si tu lis ces lignes c’est parce que j’ai été servie, et tu t’es pas trompé.

On fait la connaissance de Théo, trentenaire beau gosse beau boulot belle bagnole, intelligent mais condescendant, spécimen typique de la start-up nation qui affirme sa virilité par sa grosse BMW. Ce genre de mec me file des pulsions de grandes claques, j’ai les mains qui me démangent. Le bouquin donne le ton dès la première page : on tient un thriller entre nos mains et va y avoir des morts. Qui, quoi, quand, où, comment, ça c’est une autre histoire.

On suit donc notre nouveau pote Théo (j’ai toujours envie de le gifler mais je tolère sa compagnie) qui s’en va pour un weekend en montagne avec sa copine et d’anciens amis du lycée. Ce qui aurait pu être un séjour sympa et un bon bol d’air frais va vite tourner au vinaigre et les retrouvailles ne sont pas si joyeuses. Il y a de vieilles rancœurs qui vont refaire surface. Théo, Dorothée, Romuald, David, et Juliette vont donc partir ensemble plusieurs jours en randonnée dans les cimes, et décider que c’est un moment tout à fait approprié pour régler leurs vieux comptes. Ne reproduis pas cette expérience chez toi, tu vas voir, c’est plutôt risqué.

Là où le bouquin est brillant et particulièrement agréable à lire, c’est en alternant entre scènes du présent durant le weekend en question, et flashbacks du passé avec les mêmes protagonistes qu’on découvre donc ados. Un procédé classique mais efficace pour nous tenir en haleine puisque forcément les deux trames sont parfaitement entremêlées et on brûle toujours de découvrir ce qu’il va se passer, ou ce qu’il s’est passé, à chaque fois qu’on passe d’une époque à l’autre. Autant vous dire qu’on fait défiler les pages à la vitesse de la lumière parce qu’on a BESOIN de savoir. Alors bien sûr ne compte pas sur moi pour te dire ce qu’il en est exactement, mais je te garantis qu’il y a des additions qui vont être payées.
Point bonus : le style de Valentin Musso est vraiment plaisant, il utilise parfois des mots assez rares et sophistiqués sans que ça ne tranche pour autant avec le réalisme du récit ou que ça n’impacte la fluidité de la lecture. Il sait parfaitement quel point de vue narratif et quel ton adopter pour nous captiver et rendre l’intrigue encore plus prenante. Son écriture nous interpelle et c’est dur de décrocher une fois qu’on a plongé son nez dedans.

Point bonus numéro 2 : pour une fois contrairement à la majorité des thrillers qui me déçoivent inévitablement, j’avais pas vu venir la fin, et ça, ça mérite franchement la légion d’honneur.

Certes j’ai cédé à mes vils instincts dépensiers mais au final ça a été vraiment une bonne surprise et ce livre là je l’ai sifflé comme un verre de muscat à l’heure de l’apéro (et c’est toujours l’heure de l’apéro). Alors viens trinquer toi aussi !

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